Les Légumes (Titre non définitif)

Voici un nouvel écrit de ma part après un long moment de panne d'inspiration littéraire...

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Minuit, un cri retentit sous la lune à moitié masquée par de ténébreux nuages.
- « L'horreur rôdait tel un voleur durant toutes ces nuits de pleine lune. Et ça, mon pote, personne ne le saura, à part moi. Et bientôt toi. Car cette histoire j'ai besoin de te la raconter. Sinon ma santé mentale risque d'en prendre un coup. Ca m'horrifie, elle m'horripile, je n'arrive même plus à m'endormir. Jusque-là j'avais oublié cette partie de mon enfance mais elle m'est revenue pendant que je m'occupais de mon potager... »
Arnold Dupignon était accoudé au bar et discutait avec le barman, son meilleur ami...du moins lorsqu'il était ivre.
Habitué de « La Cuve », il y venait tous les vendredis soirs après qu'il eut terminé son pénible boulot de professeur de français. Ces satanés adolescents boutonneux lui en faisaient voir de toutes les couleurs. De plus, les jeunes d'aujourd'hui ne s'intéressaient guère à la littérature et c'est à peine s'ils savaient lire ne serait-ce une courte nouvelle...
Quelques chopes de bière lui remontaient le morale. Quand on est saoul, on oublie toutes nos misères pendant un bon moment et ça, Arnold l'avait bien compris. De plus, ni femme, ni enfants l'attendaient à la maison... Il avait déjà vécu la désagréable expérience de perdre un être cher et ne voulait surtout pas la revivre, non, surtout pas...
- Cela s'est passé durant l'été 1973, je n'étais encore q'un môme de 12 ans. J'habitais un petit village dans le sud de la France, un très beau hameau d'ailleurs. Il s'appelait St R'lyeh. La végétation y était luxuriante et on ne manquait jamais de vivres. Les villageois étaient également très courtois. Je vivais avec mes parents et j'étais fils unique. J'avais eu un petit frère en quelque sorte, mais il est décédé alors qu'il était bébé. Mort du nourrisson d'après ce qu'on a pu me dire, mais au fond de moi, je n'y croyais pas un traître mot.
J'avais un voisin, Peter Flagg, et j'étais fou amoureux de sa fille, Juliette. Je m'en rappelle comme si c'était hier.
A cette pensée, le visage d'Arnold s'illumina et puis quelques instants plus tard, s'assombrit de nouveau comme si un nuage venait empêcher les rayons du soleil atteindre la Terre.
- Mais ce fut un bonheur de courte durée, malheureusement... Je jouais avec elle tous les jours durant les vacances d'été et on se rendait souvent près de la rivière pour y pêcher, ou on travaillait dans le potager... On faisait énormément de choses, on avait même construit une grande cabane dans un arbre et c'était devenu notre lieu de rendez-vous préféré et notre QG. On inventait pleins d'histoires, on imaginait qu'on était des agents à la recherche de quelque créature fantastique. Les soirs de pleine lune, dans notre village, on pouvait toujours entendre des cris de terreur, de souffrances quasi inhumains. Et le pire dans l'histoire était que ces hurlements étaient proches, ils résonnaient dans le quartier et peut-être même dans les coins les plus reculés du village, ils provenaient du jardin du voisin d'en face de chez moi, Mr Moonlight, un vieil homme qui nous offrait souvent des légumes de son potager. Personne ne sortait de sa maison pour arrêter ce raffut.
Dupignon s'arrêta un instant et but d'une traite son verre de bière.
-Alors on a décidé d'aller voir un soir, de pleine lune évidemment, ce qui se tramait dans son jardin. C'était une très grande maison et on pouvait facilement passer au-dessus de la grille qui délimitait son terrain de la rue. On est donc passé par-dessus et on s'était caché derrière un arbre qui était tout près du grillage.
Et vers 23h, Moonlight est sorti de chez lui, accoutré d'une longue robe et d'un capuchon noir. Une amulette ornée d'un pentagramme satanique pendait aussi à son coup. Ses yeux étaient méconnaissables, ils étaient d'un noir vitreux. Un seul regard vers eux, et un sentiment malsain vous emplissait
Et derrière lui, il tirait une jeune fille du nom d'Elodie Leclair. Elle était ligotée et bâillonnée. Mais le pire arriva peu après qu'il eut dénoué les cordes qui l'immobilisaient pour ensuite l'attacher sur un grand rocher vertical comparable à un menhir, les enfants de ses invités s'amusaient souvent à grimper dessus. La fille était nue, ses mains, ses pieds, étaient attachés à cette roche.
C'est alors que ce vieux satyre se mit à proférer des paroles complètement incompréhensibles dans une langue inconnue, un langage peut-être encore plus ancien que notre planète. Les mots proférés par le vieil homme avaient une consonance diabolique. Pendant son discours il agitait ses bras en direction de la lune comme si quelque divinité y régnait.
Après cela, il se tut et commença à se dévêtir pour ensuite s'approcher de la jeune fille qui était en proie à une peur que peu d'humain pourrait ressentir. Il plaqua son abdomen contre le bas du ventre de la fille et j'ai vu une goutte de sang qui coulait le long de sa jambe.
Elle était vierge, comme l'était souvent la fille sacrifiée dans bon nombre de rituels antiques.
Ensuite il s'éloigna de la table pour se revêtir de son ignoble tunique. Et puis il prit son couteau et taillada le ventre de la jeune fille. Après cela, un évènement bizarre se produisit. Une nuée noire s'échappa de son corps tel un nuage de sauterelle pour ensuite se diriger vers les cieux.
Avant de s'évanouir, le nuage prit la forme d'un visage, non celui de Satan, mais d'une entité bien pire. IL avait l'air satisfait.
Après, Moonlight prit la pelle et creusa un trou en plein milieu du potager et y jeta le corps inerte d'Elodie. Après avoir refermé le trou, quelque chose de bizarre se produisit : les légumes poussèrent d'un seul coup, comme si on y avait mit un engrais terriblement efficace.
Terrifiés, on coura à grandes enjambées en faisant le moins de bruit possible, histoire de ne pas finir sous terre.
Juliette était la plus choquée d'entre nous, elle ne pouvait en croire ses oreilles. Elle en pleura même, et moi, je la réconfortai en la serrant fort, très fort dans mes bras.
Dire que ce vieux Moonlight nous donnait très régulièrement les légumes de son jardin qu'il avait en « surplus ». J'en avait jamais mangé de ces « légumes » mais penser à cette nourriture ingurgitée par mes parents et peut-être d'autres habitants me filait la nausée.
En rentrant, j'ai filé dans mon lit et j'ai essayé de ne plus avoir l'image de la fille martyre en tête et je finis par tomber dans les limbes du sommeil.
Le lendemain, j'avais posé la question à mes parents si ils connaissaient bien Monsieur Moonlight. Ma mère avait répondu que le vieil homme la connaissait depuis toute petite.
A ces paroles, j'eus cru apercevoir un rictus sur le visage de ma mère, mais ça devait être certainement le fruit de mon imagination, je l'espérais du fond du c½ur.
Mon père, quant à lui, n'était pas originaire du village mais il l'a connu quand il est arrivé à St R'lyeh, le septuagénaire était très accueillant. Et il fit également une sorte de sourire...du moins c'était comme cela que je le percevais.
Après mon petit déjeuner, je m'étais rendu chez Juliette. J'avais frappé à la porte et son père a tout de suite ouvert et a avancé sous le porche avec, lui aussi un rictus, un sourire déformé venant d'outre-tombe, qu'on pouvait apercevoir dans les plus épouvantables films d'horreur. Juliette était malade d'après ce qu'il racontait, mais cette manière de sourire me troublait.
J'allai alors près de la fenêtre de Juliette et lançai un cailloux à sa fenêtre mais pas de réponses. C'était bien étrange qu'elle ne réponde pas, mais peut-être était-elle vraiment malade, j'avais peut-être rêvé tout ça, ce qui n'était pas impossible. Mais ces évènements étaient plus que troublant pour les considérer comme de simples cauchemars. La frontière entre réalité et cauchemar est plus proche qu'on ne le croit...
Mais malgré mes pressentiments, je finis par rationaliser et me convaincre à moi-même que Juliette était bien malade mais vivante.
Après cela, j'étais rentré chez moi et me suis directement dirigé vers ma chambre où on pouvait voir la chambre de mon amie.
Elle dormait dans son lit, je voyais des cheveux dépasser de ses draps. Elle était bien malade et de ce fait, prenait un peu de repos. Cela me réconforta.
Je restai dans ma chambre en attendant que les heures passent. Je lisais le roman « Salem » de Stephen King, dans ce bouquin il était justement question d'un petit village isolé qui était à la proie de vampires...
Après un moment, ma mère m'appela à la cuisine, une pièce plutôt moderne pour l'époque. Elle demanda de bien me vêtir car ce soir il y avait un barbecue chez Mr. Moonlight.
J'étais abasourdi.
« Peter m'a dit que ce soir il y aura ton amie Juliette à ce repas, il m'a dit qu'elle sera rétablie ».
J'étais content qu'elle soit là, mais je trouvais tout ça très étrange. Ce n'était certainement qu'une coïncidence, mais tout de même... C'était très perturbant.
Le soir, lorsque Mr Moonlight nous accueillit, je fus envahit par un sentiment de malaise. Il y avait quelque chose dans toute cette fresque qui clochait. Quelque chose ne tournait pas rond.
Tout le monde était vêtu de noir et Juliette n'était pas là.
J'aperçus le père de Juliette et je lui demandai pourquoi Juliette ne venait pas. Il m'a répondu qu'elle viendrait, bientôt.



La suite prochainement....
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# Posted on Monday, 30 November 2009 at 2:44 PM

L'Espoir d'une vie

La vie est une longue épopée
Dont on ne peut estimer la durée
Mais il y a bien quelque chose que je sais, bébé
La vie est courte

Une longue route

Toute cabossée,
toute déchirée

Tel est la vie :
Une récré
Où la sonnerie finit par retentir
Tel le glas annonçant la fin de la destinée

Une route toute tracée
Semée de cailloux
Et imbibée d'essence,
Prête à s'enflammer
Afin de finir cette Odyssée
Dans l'obscurité

Sur cette route
On ne se soucie pas de la vitesse
On rentre dans cet état d'ivresse
On vit les aventures comme un festin
Comme tout bon libertin

On retourne à l'adolescence
Et on croque la vie à pleine dent
Tout en se moquant des méfaits du temps

Exister sur cette Terre
Se baigner dans cette mer
Errer dans ce désert
Profiter de cette nature
Et briser le mur.

Mon histoire mérite d'être vécue
Elle a vécut ses excès
Et ses décès
Ses chagrins
Et ses festins

Mais je pars sans regrets.

# Posted on Thursday, 30 April 2009 at 1:22 PM

Dans l'ère du temps...

Je reposais là
Un joint à la main
Dans l'attente du petit matin
avec cet air las

La vie est bien difficile, ma chérie
Je vis dans cette illusion
de te rejoindre dans ton lit

au petit matin

Je guette l'horizon
Je scrute cette étendue bleue
polluée par quelque poison
en me regardant dans tes yeux

Tu étais là
dans ta robe étoilée
sertie d'éclats
assise à mes pieds

J'étais là
à t'écouter parler
illuminé par ton aura
à profiter de ce moment passé

Aujourd'hui, je suis trop vieux
Mon coeur est dans le vague
d'un océan désolé
sous une nuit étoilée
continuant à fumer mon joint
en attendant le moment opportun...

# Posted on Sunday, 08 February 2009 at 5:54 AM

"Vincent" de tim Burton (Court métrage)

# Posted on Sunday, 16 November 2008 at 8:43 AM

Jimi Hendrix - Foxy Lady

Un génie ce gars ! Dommage qu'il soit mort trop jeune ... Il aurait pu nous apprendre encore plus de hcoses dans la guitare...

# Posted on Thursday, 06 November 2008 at 3:24 PM